Protection anti-krach : comment RotationShield traverse les crises

RotationShield ne cherche pas à battre le S&P 500 — sur le backtest complet (2008-2026), il fait même légèrement moins bien : 11,2% de rendement annualisé contre 11,9% pour un simple buy & hold. Sa raison d'être, c'est de limiter fortement les pertes pendant les vraies crises. Voici, dans le détail, comment la méthode s'est comportée sur les trois grandes baisses du S&P 500 depuis 2008.

Les trois grands krachs

Comparaison en rendement sur l'année calendaire de chaque crise, backtest incluant la taxe belge sur les opérations de bourse (TOB, 0,12% par mouvement réel).

Krach de 2008
RotationShield-9,1%
S&P 500 (buy & hold)-30,3%
Krach COVID (2020)
RotationShield-9,9%
S&P 500 (buy & hold)-19,4%
Repli de 2022
RotationShield-6,5%
S&P 500 (buy & hold)-18,2%

RotationShield vs S&P 500 (2008–2026)

Backtest ~18 ans · rééquilibrage mensuel · TOB incluse · canaris VWO + TIP

Graphique comparant le rendement annualisé et le drawdown maximum de RotationShield face au S&P 500, 2008-2026

Et le rebond après le creux ?

Limiter les pertes ne suffit pas : il faut aussi redétecter la reprise assez vite pour ne pas rester en cash pendant tout le rebond. Deux mesures pour chaque crise : le délai avant retour à 100% investi après le point bas du S&P 500, et le taux de capture du rebond à 6, 12 et 24 mois (rendement RotationShield ÷ rendement S&P 500 sur la même période — 100% = a capté tout le rebond).

CriseDélai de réinvestissementCapture à 6 moisCapture à 12 moisCapture à 24 mois
GFC 2008-20092 mois~86%~88%~87%
COVID 20204 mois~63%~70%~64%
Bear 20225 mois~-11%~8%~37%

Le schéma qui se dégage : plus le rebond est progressif (comme après 2008-2009), mieux RotationShield le capte. Plus il est brutal et rapide — le fameux rebond "en V" du COVID, ou la sortie chaotique de 2022 — plus la stratégie en rate une partie, le temps que le signal redevienne positif. C'est le prix structurel de la protection : la méthode réagit avec un décalage d'un à quelques mois, dans les deux sens.

Note méthodologique : les taux de capture ci-dessus viennent d'un backtest antérieur à la dernière correction du modèle de coûts de transaction (passage de 0,24% à 0,12% de TOB par réallocation). Le délai de réinvestissement n'en est pas affecté — il dépend uniquement du signal, pas des coûts. Les taux de capture pourraient légèrement varier (de l'ordre de quelques dixièmes de point) avec le modèle corrigé, sans changer la tendance générale observée ici.
→ Voir la position à tenir ce mois-ci